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when your world's ending || libre

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« l'ange »
✓ ICI DEPUIS LE : 24/08/2016
✓ CÉLÉBRITÉ : Pyper America Smith
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MessageSujet: when your world's ending || libre Mer 12 Sep - 13:54

quand tu as reçu ce dessin, tu en avais des larmes aux yeux. premièrement parce qu'il dégageait un truc indescriptible, mais aussi parce qu'on ne t'avais jamais fait de cadeau si personnel. tu t'es retenue de pleurer face à lui, tu as gardé ton éternel sourire malicieux, et tu l'as laissé partir. prendre la route vers son nouvel emploi.
en entrant dans la chambre, ton mauvais pressentiment ne t'a jamais quitté, mais en voyant sur le lit deux autres feuilles de papier, tu y cours. ce sont deux autres dessins. il a un talent poussé pour le dessin. tu y vois électron, son beau cheval, et un second de toi. "y a que toi, tu le sais très bien" elle tourne en boucle dans ta tête cette phrase. tu sais qu'il n'y a pas plus belle déclaration d'amour de sa part. alors tu mets de côté ton ressenti, et tu te poses sur ton lit, sur votre lit, une clope aux lèvres, attendant patiemment son retour.

ce n'est que trois longues heures plus tard qu'on frappe à la porte. alors tu t'empresses de lui ouvrir, même si habituellement il ne prend pas la peine de toquer. mais face à toi, ce n'est pas ton jay, pas ton beau brun souriant. face à toi, il y a un homme d'un certain âge. il fait parti de l'administration du haras. il a un air grave sur lui, et c'est à ce moment que ton mauvais pressentiment revient à la charge. lorsqu'il ouvre sa bouche, qu'il commence à prendre la parole, tu ne comprends pas, tu as cette impression que le monde a cessé de tourner autour de toi et de cet homme. mais une seule phrase résonne. "je suis désolé il n'a pas survécu." dans un premier temps, tu ne réfléchis pas, ton cerveau ne fonctionne plus, tu n'assimiles pas ses paroles, puis dans un second temps, tu comprends le sens de ses mots, et la personne que ça a touché. et là tu claques la porte et tu hurles, tu t'effondres à terre, tu tapes des poings contre le sol en jurant. pourquoi lui? pourquoi maintenant? pourquoi? tout ce que tu sais c'est que tu ne reverras jamais son si beau visage, son sourire en coin, ses petits yeux, sa douceur. tu ne reverras jamais jay. jay n'est plus là. alors tu te relèves et tu envoies tout valser dans cette chambre, cette chambre qui était la votre. tu n'es qu'une boule de nerf, de tristesse, de rage, d'incompréhension. tout ça ne peut être qu'un cauchemar. tu te réveilleras, dans ce lit, avec lui tout près de toi. jay ne peut pas être parti, il ne peut pas t'avoir laissé seule. "pourquoi tu me fais ça jay, jay reviens." tu chuchotes maintenant, jusqu'à même ne plus entendre le son de ta voix. à quoi bon parler s'il n'est plus là pour t'écouter. à quoi bon respirer s'il n'est plus là pour te rendre vivante. il avait une place énorme dans ta vie, dans ton cœur. maintenant il y a un trou béant qui le restera à jamais. parce que jay c'est jay. c'était jay.

deux semaines plus tard

cinq heure trente trois. ce n'était pas un cauchemar. tu sors de la chambre. toujours ce même sweat sur tes épaules. le sien. cette nuit tu as battu ton record de sommeil, tu as réussi à dormir quarante minutes sans un cauchemar. c'est un exploit. après ces précieuses minutes de sommeil, tu t'assois sur ce lit, et tu contemples cette chambre, puis tu regardes les dessins, et pendant des heures, ton regard se perd sur cette photo, une photo de vous à côté de ton lit. puis tu te lèves, machinalement tu te brosses les dents sans pouvoir admirer ton reflet dans ce miroir que tu as explosé il y a une semaine et demie. après ça, tu ne prends pas le temps d'avaler le moindre aliment, de toute façon ça sort aussi vite que ça rentre. ton corps ne tolère plus rien. après ça, tu sors de la chambre et tu déambules, sans la moindre trace d'âme jusqu'au paddock d'électron. une fois là-bas, tu t'assoies par terre, et tu attends que ce grand cheval vienne te voir, comme chaque jour. lui aussi a bien senti qu'il se passait quelque chose. souvent il se couche pas très loin de toi, et vous passez la journée comme ça, à contempler le paysage. tu te laisses chaque jour mourir un peu plus, en espérant le rejoindre au plus vite. puis quand viennent les lueurs du soir, les beaux reflets rosés du soleil, tu pars en crise de larmes. il n'est plus là. et donc, tu t'enfuis en courant, du moins en marchant vite, parce que courir demande trop d'efforts pour quelqu'un qui ne s'alimente plus. mais ce soir, quelqu'un s'est mit sur ton chemin en rentrant, et tu ne vois pas cette personne, donc tu lui rentres dedans, ce qui te stoppe net et te fait tomber les fesses à terre. tu calmes ta crise. "pardon" premier mot depuis sorti de ta bouche depuis la nouvelle, tu ne te souvenais même plus du son de ta voix. mais tu te souviens très bien de la sienne, qui te hante chaque nuit.
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